27.10.10

Inondations en Indonésie


A Buddhist monk wades through floodwaters at a Buddhist temple in Ayutthaya province on October 25, 2010 as the country struggles following two weeks of flooding. (PORNCHAI KITTIWONGSAKUL/AFP/Getty Images) #

Le visage calme de ce moine bouddhiste dans ces rues submergées par l'eau est incroyable.Je le trouve très beau.

15.10.10

Tolstoï - version Sophie ( son épouse)




L'autobiographie de Mme Tolstoï

Elle l'aimait, Léon non plus
Par David Caviglioli

Sophie Tolstoï aura vécu avec son génie de mari quarante-huit années, parfois infernales, qu'elle a racontées dans « Ma vie », enfin publié 

Pour Sophie Tolstoï, l'année Tolstoï, c'était tous les ans. Rien à voir avec les réjouissances de ce centenaire, l'ogre russe ayant eu l'intelligence de mourir un siècle avant la rentrée littéraire 2010. Quarante-huit années de mariage, c'est long. Ça met de l'ammoniac dans l'osmose, d'autant que l'auteur des « Cosaques » était un mari ignoble. Ironie de cette célébration, c'est la femme dévouée du Maître qui en est la vedette. On édite ses écrits. On s'intéresse enfin à elle, comme dans le rêve diurne d'une épouse incomprise.

Pour Sophie Tolstoï, l'année Tolstoï, c'était tous les ans.

Jeune fille, elle s'appelait Sofia Andreïevna Behrs et vivait au Kremlin, où son père était médecin. Mais qui s'en soucie ? Ce n'est pas elle qu'on cherche du regard en ouvrant « Ma vie », son imposante autobiographie. On est obsédé par Tolstoï, on échoue à le comprendre, comme cette poulette bourgeoise de 18 ans. Lorsque l'écrivain, qui en a quinze de plus, l'accueille en 1863 à Iasnaïa Poliana, son domaine de paysan, il est déjà célèbre. Il lui impose d'entrée des promenades de 20 kilomètres, à elle dont les bottines de ville s'accommodent mal de la boue. « J'étais prête à fondre en larmes à tout instant, écrira-t-elle, ne pouvant comprendre que l'homme qui semblait si aimant et que j'aimais tant fût capable de me tourmenter d'une façon si impitoyable. » Elle comprendra vite que, balade ou non, Tolstoï est un homme qui vit à marche forcée.

« Il était impossible de suivre ses changements d'humeur », constate-t-elle sans cesser d'être « mue par ce désir ardent de lui être utile, de lui plaire en tout ». Dans les quinze années qui suivirent, ce temps des grands romans qui vit naître « Anna Karénine » et « Guerre et Paix », elle recopie ses travaux, roule ses cigarettes, lui donne treize enfants, lit pour ne pas paraître bête, se plie à ses caprices. Lev Nikolaïevitch veut qu'elle mène une existence de paysanne : elle va s'évanouir dans des étables à force de humer la bouse, se déplace en charrette et achète du « linge grossier » pour vêtir son fils. Jusqu'à ce qu'il change d'avis, la fasse voyager en première classe et porter des toilettes hors de prix. Les spécialistes considèrent ces années comme la séquence heureuse du mariage Tolstoï.

Cette idylle qui n'en est pas une bascule en 1879. Tolstoï vire mystique. Dans les articles auxquels il se consacre désormais, il prône le dépouillement. Il renonce à ses droits d'auteur, malgré les protestations de sa femme. L'affaire empoisonne leurs relations. Tolstoï le pur esprit découvre que son épouse a le matérialisme borné d'une mère de famille. L'épisode est fameux, mais on découvre dans « Ma vie » que Sophie n'était pas le dragon ménager que l'histoire a retenu. Elle comprend son mari, elle sait que son insatisfaction est le revers de son talent. Elle le prend même en pitié lorsqu'elle le voit ébranlé par ces lettres anonymes ironisant sur son « pharisaïsme » de grand propriétaire.

« Ma vie » est un texte élégant, simple et redoutablement précis. Il a la justesse de ce qui a été écrit à tête reposée, quand le tourment n'est plus qu'un mauvais souvenir. Sous le coup de la colère, Sophie Tolstoï montrait toutefois moins de discernement. En 1889, son vieux Léon commet « la Sonate à Kreutzer », une nouvelle prodigieuse et misogyne, vite interdite par les autorités, qui dépeint l'amour comme une farce répugnante et appelle l'humanité à renoncer au sexe. Sa publication a été un calvaire pour Sophie, qui y vit une attaque directe et alla tout de même, enceinte, la réhabiliter auprès du tsar.

Comme beaucoup de lettrés en proie au désespoir, elle répondit par un mauvais roman. Au terme d'un imbroglio entre traducteurs, « A qui la faute ? » paraît aujourd'hui chez deux éditeurs, Albin Michel et les Editions des Syrtes - heureusement assorti de la « Sonate ». C'est une bluette totalement niaise sur une jeune fille pieuse qui court après le vrai amour et les papillons. Le genre de choses qu'on ne trouvait pas dans le cœur tortueux du comte Léon Tolstoï.

David Caviglioli ( nouvel obs)

Ma vie, par Sofia Tolstoï, Syrtes

9.10.10

Les ruelles de Montréal


Difficile à croire mais nous sommes bien à Montréal, plein centre ville sur le " Plateau Mont-Royal", les rues arrières sont pleines de poésie parfois, il faut se donner la peine, ou plutôt le plaisir de les découvrir...