7.6.16

Jardin Botanique - moments fleuris





Lecture : une découverte - AMBAI " De haute lutte "

Ce livre emprunté à la bibliothèque après avoir lu quelques paragraphes et qui s'avére très intéressant:
il nous parle de la condition féminine en Inde.
De prime abord celle ci  parait très différente de nous les occidentales mais il y a certains mécanismes de la psychologie féminine qui sont universels et donc ce livre nous parle à nous aussi les occidentales.
C'est très sensible, bien écrit... aux éditions Zulma; une éditeur que je connaissais déjà et qui est à encourager par ses titres de littérature étrangère toujours judicieusement choisis.
« Ce n’était pas à une forêt ordinaire que Chentiru pensait, mais plutôt à la forêt des poèmes classiques tamouls, au cœur de laquelle une eau pure comme le lait se jette en cascade entre des parois rocheuses où s’accrochent des ruches sauvages. Elle voulait séjourner dans une forêt. Une forêt pour laisser derrière elle les bruits de voitures, de conversations, de pas, d’appareils ménagers. »
C’est ainsi qu’on entre, par la puissance du verbe et de l’image, dans l’univers si singulier d’Ambai. Qui nous mêle sans crier gare à la destinée de femmes on ne peut plus habitées – écrivain, musicienne, éditrice, ou femme au foyer par accident –, bousculant soudain, à la faveur d’un geste, d’un départ, d’un renoncement, leur monde tel qu’il est.
Avec son écriture limpide soudain balayée par un trait percutant, Ambai donne au short cut toute l’ampleur du temps romanesque.

Ambai

Née au Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, Ambai Ambai, nom de plume de C.S. Lakshmivit à Bombay. Écrivain, traductrice, universitaire reconnue, elle compose patiemment une œuvre de fiction, qu’elle a choisi d’écrire en tamoul.
À travers les quatre longues nouvelles qui composent De haute lutte, Ambai explore avec une finesse infinie – et une étonnante liberté de ton – toute la complexité du statut des femmes dans l’Inde d’aujourd’hui.
Inédite en français, l’œuvre d’Ambai est une immense découverte.

1.6.16

lectures : Wagstaff before and after Mapplethorpe


Lectures : Just kids de Patti Smith

A l’évidence, il ne s’agit pas d’un livre rock’n’roll. Le jour précédent la mort de Robert, je lui avais promis d’écrire un livre sur notre amitié, l’amour que nous nous portions. Donc mon but n’était pas d’écrire sur le rock. Ma route m’a menée au rock’n’roll, mais avant il y a eu Robert. Je voulais aussi écrire un livre sur la loyauté, la découverte de soi, que ce soit à travers la poésie, le rock ou la photographie. Et que cela inspire d’autres générations. Car même si Robert est mort jeune, du sida, il n’était pas autodestructeur. Nous voulions tous les deux vivre."

23.11.15

Cinéma - Taxi Téhéran

Le film présente un portrait de Téhéran, la capitale Iranienne, filmé depuis un taxi conduit par Panahi, et dont les passagers sont des personnalités sociales et politiques iraniennes ainsi qu'une femme transportant un poisson rouge dans un aquarium, rappelant celui de son film Le Ballon Blanc. Comme ses deux films précédents, Ceci n'est pas un film et Pardé, le film a été produit malgré l'interdiction de réaliser des films pour une période de vingt ans.

Ce que j'ai le plus aimé de ce film, c'est le grand calme du réalisateur acteur qui acceuille avec tellement de gentillesse et de détachement tous les évènements de sa journée de chauffeur de taxi.

Murales Montréal


29.6.15

FILM : THE WOLFPACK DE CRYSTAL MOSELLE

Merveilleux documentaire que j'ai vu aujourd'hui sur cette "meute de loups" ; 6 garçons et une fille vivant cloitrés dans un appartement de New-York avec pour seule fenêtre sur le monde , des milliers de vidéos qui ont nourri leur imagimation, leurs jeux, leur vision du monde et leur personnalité.
Le film n'est pas triste même si l'on sent parfois une grande tristesse lorsqu'ils se laissent aller à être "emotional", c'est surtout très touchant de voir la force de la résilience ; ce qui a beaucoup compté pour eux c'est l'amour de leur mère qui a joué le jeu du père en les tenant à l'écart de la vie normale mais qui les a beaucoup protégé  des abus du père et qui a laissé libre cours à leur imagination et leur créativité.


Résumé :
Locked away from society in an apartment on the Lower East Side of Manhattan, the Angulo brothers learn about the outside world through the films that they watch. Nicknamed the Wolfpack, the brothers spend their childhood re-enacting their favorite films using elaborate homemade props and costumes. With no friends and living on welfare, they feed their curiosity, creativity, and imagination with film, which allows them to escape from their feelings of isolation and loneliness. Everything changes when one of the brothers escapes, and the power dynamics in the house are transformed. The Wolfpack must learn how to integrate into society without disbanding the brotherhood.

24.6.15

Joseph Campbell - Follow your bliss

If you follow your bliss, you put yourself on a kind of track that has been there all the while, waiting for you, and the life that you ought to be living is the one you are living. Wherever you are — if you are following your bliss, you are enjoying that refreshment, that life within you, all the time.



3.6.15

FILM : " Iris " de Albert Maysles avec Iris Apfel

IRIS pairs legendary 87-year-old documentarian Albert Maysles with Iris Apfel, the quick-witted, flamboyantly dressed 93-year-old style maven who has had an outsized presence on the New York fashion scene for decades.

More than a fashion film, the documentary is a story about creativity and how, even in Iris' dotage, a soaring free spirit continues to inspire.

IRIS portrays a singular woman whose enthusiasm for fashion, art and people are life's sustenance and reminds us that dressing, and indeed life, is nothing but an experiment.

 Despite the abundance of glamour in her current life, she continues to embrace the values and work ethic established during a middle-class Queens upbringing during the Great Depression. "I feel lucky to be working. If you're lucky enough to do something you love, everything else follows." (C) Magnolia

J'ai vu ce film il y a 3 jours et j'ai adoré cette femme et son énergie créatrice.
Elle ne cesse de parcourir les boutiques, de luxe ou très ordinaires en quête de l'accessoire ou du vêtement original qui va l'inspirer pour créer une tenue vestimentaire unique.
Tellement originale qu'on a organisé une exposition dans un grand musée de New York avec ses tenues vestimentaires, dignes des plus grands designers.
Et en plus elle a 93 ans... un bel exemple de courage, de dignité, de joie de vivre et aussi de simplicité car à aucun moment on ne sent de l'arrogance. Ce film s'adresse à tous mais particulièrement aux jeunes car elle nous lance un message très clair : soyez vous même et ne faites pas, ne vous habillez pas de manière uniforme, cherchez la fantaisie et la créativité...

pivoine


31.5.15

Livres qui parlent de l'Inde

2 livres qui parlent de l'inde que j'ai lus il y a pas mal de temps et dès que je remets la main dessus, je vais les relire :
L'ÉQUILIBRE DU MONDE DE ROHINTON MISTRY 

Voici le grand roman de l'Inde contemporaine, réaliste, foisonnant, inspiré traversé par le souffle d'un Hugo ou d'un Dickens. L'histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980.Dans le même quartier vivent des personnages venus d'horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs des «intouchables» ; Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile ; Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études ; Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants. Bien d'autres encore? À travers les heurs et malheurs de leurs existences, Rohinton Mistry, romancier anglophone né à Bombay, brosse une fresque qui est à la fois l'odyssée d'une nation et une parabole de la condition humaine. Un roman-fleuve qui nous emporte irrésistiblement.






SHANTARAM DE GREGORY DAVID ROBERTS

Gregory David Roberts, l'ex-truand australien, sauvé par ses amis du bidonville, raconte sa descente aux enfers et rend hommage à Bombay. Il y a dans les histoires vraies cette petite étincelle qui luit avec un éclat, à nul autre pareil. Le casier judiciaire de Gregory David Roberts ne doit pas éclipser le style de Shantaram, roman inspiré de ses dix ans de cavale dans les bas-fonds de Bombay...
Car Bombay n'a pas seulement abrité la fuite de l'écrivain, en le laissant disparaître dans les méandres du crime, de la misère et des rues sans soleil des quartiers les plus dangereux. Les rencontres lui ont offert le refuge le plus sûr au long de cette longue quête de rédemption. «L'Inde c'est le coeur. C'est le coeur qui nous maintient ensemble», dit l'un des personnages du livre...
Depuis, le rebelle a trouvé la paix. Il confie : «Désormais, je ne fuis plus.» (Agnès Séverin - Le Figaro du 8 mars 2007 )






29.5.15

Lectures : 3 livres lus récemment

" Middlemarch " de Georges Elliot

Résumé : Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). Deux intrigues sentimentales principales, l'histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d'événements, d'épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot : " L'issue fut triomphale pour elle, quel qu'ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu'elle a osé, tout ce qu'elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu'au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s'effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons. "

Mon premier livre de George Eliot ( qui est une femme en fait - un peu comme George Sand) et ça ne sera pas le dernier car c'est une écriture comme j'aime. Je lis aussi certains passages en anglais. 

 " Le sari vert " d'Ananda Devi

Résumé

Dans une maison de Curepipe, sur l’île Maurice, un vieux médecin à l’agonie est veillé par sa fille et par sa petite-fille. Entre elles et lui se tisse un dialogue d’une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l’épouse du « Dokter-Dieu », qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix.

 Livre très dérangeant car il témoigne de la violence extrême faite aux femmes; et je pense à certaines femmes en Inde .
Je l'ai lu jusqu'au bout mais j'ai bien failli le laisser tomber très vite. Livre sans concessions écrit par une femme et je me demande s'il elle a connu de près ce genre de violence conjugale.

"La fabuleuse histoire du clitoris" de Jean-Claude Piquard

Aussi incroyable que ça puisse paraître, une proportion importante de femmes et plus de 50% des jeunes filles ignorent tout de « cet organe surdoué du plaisir féminin, qui cumule plus de 10 000 terminaisons nerveuses, mesure 11 cm de long au repos et se déploie dans tout le bassin féminin avec ses racines, comme un phénix », tel que joliment défini dans sa préface par Julie Muret de l’association Osez le féminisme, qui avait en son temps (2011) lancé une campagne d’information et de sensibilisation sur le plaisir sexuel féminin : Osezleclito. Un sondage effectué alors révélait que moins d’un quart des femmes connaissaient la taille du clitoris. Et seules 16% des jeunes filles connaitraient sa fonction érogène.

Il faut dire que le clitoris, s’il est repéré depuis longtemps, reste dans l’angle mort des manuels cliniques et des séminaires de sexologie. Il y a seulement quelques années, l’urologue australienne Helen O’Connell dénonçait le fait que lors des opérations de la prostate, toutes les précautions sont prises pour préserver les nerfs érecteurs alors que dans les interventions chirurgicales gynécologiques on ne se préoccupe aucunement de la neurologie intime des femmes. La raison en est que ce système nerveux n’est tout simplement pas décrit dans les traités d’anatomie.

Et pourtant, il fut un temps pas si lointain où les médecins considéraient l’orgasme comme un remède à la neurasthénie et à l’hystérie, suivant en cela la mécanique des fluides de haute époque hippocratique : pour maintenir les équilibres garants d’une bonne santé, point de rétention des humeurs corporelles et va pour l’orgasme médicalement assisté. Tout au long du XIXème siècle les femmes seules et dépressives, réputées inaccessibles à ces orages désirés, se faisaient manuellement stimuler la vulve par leur praticien préféré afin d’atteindre le nirvana. « Cette activité – nous dit l’auteur, sexologue clinicien, avec une pointe de nostalgie – représentait environ un tiers du chiffre d’affaires des médecins ». Une véritable rente sur un marché très stable, puisque les hystériques ne risquent pas de mourir de leur maladie, pas plus qu’elles ne peuvent en guérir. En revanche la pratique pouvait se révéler chronophage, certaines femmes nécessitant jusqu’à une heure de stimulation thérapeutique.

C’est sans doute pourquoi on imagina en contexte thermaliste un dispositif plus efficace pour ce siècle industriel, une machine qui peut à bon droit être considérée comme l’ancêtre du vibromasseur, d’abord à manivelles ou à pédales, puis à vapeur et enfin, grâce à la fée électricité, dotée d’une miraculeuse autonomie. L’auteur note au passage que le vibromasseur allait être le quatrième appareil électrique à apparaître sur le marché, bien avant l’aspirateur. Sinon c’était la douche, le jet orienté par un opérateur entre les cuisses, on appelait ça la « physiothérapie » et l’on croit savoir que ce massage vulvaire hydraulique, communément appelé douche clitoridienne, contribua grandement à la prospérité des établissements de cure thermale.

Mais le Grand Siècle du clitoris reste sans conteste le siècle des Lumières et du libertinage. Là, le bouton de rose entre en littérature. Tribades et ménades vont peupler l’avant-scène des fantasmes de tout bord. Jean-Claude Piquard cite chastement le best-seller de l’époque, Thérèse philosophe du marquis Boyer d’Argens, et la stupéfiante chatouille qui la secoua de spasmes l’ébranlant de la tête aux pieds, la fit cambrer nerveusement et pousser un long gémissement dont elle ne savait s’il était de plaisir ou d’extase. Jacques Munier

Livre super intéressant qui devrait être lu par tous les ados et les adultes aussi.
Pas très bien écrit et un peu confus par moments mais cette fabuleuse histoire est vraiment intéressante. Il fait le point sur le sujet et c'est assez documenté. 

  



13.5.15

Film superbe : "Le sel de la terre" de W Wenders et JR Salgado

Sélectionné et récompensé à Cannes dans le cadre d’Un Certain Regard, ce documentaire – biopic a été réalisé par Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado. Il raconte la vie et les travaux de Sebastião Salgado, célèbre photographe autodidacte brésilien. Passionné par cet art devenu son métier, il nous entraîne dans son monde de reporter. L’être humain, la faune et la flore sont mis à l’honneur et très vite, on se sent ailleurs.
Résultat : à travers la caméra et l’objectif, les réalisateurs et le photographe nous en mettent plein les yeux et nous émeuvent. La Terre et l’Homme sont magnifiques. Prenons-en soin.

Le charme du Plateau Mont Royal