31.10.09

Mes lectures

SAMSARA d’ Alexandra Jones

Un vrai livre d’aventure.
Basé sur des faits historiques précis concernant l’histoire du Tibet au début du 20ème siécle, se greffe l’histoire de cette princesse russe qui va traverser le Tibet à la recherche de son vieux mari ( un peu tiré par les cheveux) surtout qu’elle l’aime pas...
Mais ce qui m’intéressait c’étaient les détails concernant ce voyage à travers un pays qui reste encore mystérieux.
Les récits d’Alexanda David Neel m’avaient donné un avant goût mais là on voit le pays sous un tout autre angle, celui d’un population misérable, dominée par les moines, et dominée par les superstitions et toutes sortes de rituels.
La aussi, se greffe une histoire d’espionage britannique... sans doute c’est vrai car à cette époque les anglais étaient mêlés à l’histoire du Tibet.
Bref, aujourd’hui on parle du Tibet et du Dalai lama qui s’est enfui en 1959 pour échapper aux chinois mais l’histoire de ce pays est vraiment complexe et les chinois et les tibétains ont une longue histoire commune.
Notre héroïne russe va finir par tomber amoureuse de l’espion britannique... espion qui en plus s’est familiarisé avec la langue qu’il parle couramment, il se déguise en moine, de la secte des bonnets rouges et en plus il pratique une sorte d’ascétisme tel, qu’il est capable d’endurer des conditions extrêmes de froid, de faim et de torture...
Ça se lit très bien et c’est bien écrit , documenté, et le suspense reste vivant jusqu’à la fin.

Notes :
En 1904, devant l'impossibilité d'imposer pacifiquement leur présence, les Britanniques lancent une opération militaire au Tibet ; menée par le colonel Francis Younghusband, elle vise officiellement à sécuriser l’Empire des Indes menacé par une éventuelle mainmise de la Russie sur le Tibet. Cette opération aboutit à l’occupation de Lhassa et à la fuite du 13e dalaï-lama. L'extrême brutalité de cette action militaire, marquée par le massacre de la défense tibétaine, convaincra les Tibétains de l'intransigeance britannique ;

• En 1907, les Britanniques imposent la signature du traité de Lhassa qui entérine leur présence au Tibet, matérialisée par une représentation à Lhassa et trois bases commerciales, et contraint les Tibétains au versement d’une indemnité. Après avoir compris que l'emprise chinoise n'est que virtuelle, les Britanniques ne vont plus s’adresser qu’aux seuls Tibétains, reconnaissant implicitement la souveraineté du Tibet. Cette perception de la situation locale par les Britanniques sera d'ailleurs confirmée par l’accord anglo-russe de 1907, où il est fait allusion à la suzeraineté chinoise, et non à sa souveraineté ;
• En 1908, les Britanniques retirent leurs troupes du Tibet mais continuent, en vertu des traités, d’y exercer un droit de regard.
C'est durant cette période, précisément en 1898, que le Gouvernement du Tibet du 13e dalaï-lama abolit la peine de mort
En 1904, le 13e dalaï-lama, que l'expédition militaire britannique de Younghusband avait contraint à s'enfuir vers Ourga en Mongolie, est reçu par le Khutuktu et les représentants russes. Mais le Tsar, qui mène une guerre qu’il va perdre contre le Japon, ne peut pas voler au secours du Tibet. Pékin destitue le 13e dalaï-lama qu'il accuse de lâcheté. Les Anglais recevront des dommages de guerre en soixante quinze versements annuels et occuperont la vallée de Chumbi, tant que la somme convenue ne sera pas soldée.
Le Tibet s'engage à ne pas céder ou louer une partie de son territoire sans l'accord de la Grande-Bretagne. Aucune puissance étrangère ne sera autorisée à envoyer des représentants officiels ou des personnes privées au Tibet, quelles que soient les motifs de leur séjour, que ce soit pour construire des routes, des voies ferrées, installer le télégraphe, prospecter ou exploiter des mines, sans le consentement de Londres. L'accord est signé, avec apparat, dans la salle du trône du palais du Potala, à la demande du chef de l'expédition britannique. Les troupes peuvent se retirer de Lhassa. Les Anglais vont occuper pendant 75 ans une partie du territoire tibétain. Cet accord, négocié sans la participation des Chinois, est parfois interprété comme une reconnaissance implicite de l'indépendance du Tibet par les Anglais. Les traités passés avec la Grande-Bretagne restreignaient cependant la souveraineté du Tibet, celui-ci ne pouvant pas autoriser la venue d'étrangers sur son territoire sans l'accord de Londres; l'ouverture de relations diplomatiques avec des puissances présentant une menace potentielle pour l'Empire des Indes aurait donc été très difficile.

Le SAMSARA terme sanskrit signifiant « ensemble de ce qui circule », d'où « transmigration » ; en tibétain khor ba, ou Khorwa ) est le cycle des existences conditionnées, c'est-à-dire les états de l'existence sous l'emprise de la souffrance, de l'impermanence et de l'ignorance. Ces états sont conditionnés par le karma.

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